
Ce mois-ci, nous mettons en avant le travail de la Fédération des agriculteurs d'Afrique de l'Est (EAFF) et les spécificités de la manière dont elle a élaboré sa stratégie en matière d'égalité des sexes.
L'EAFF est devenue une pionnière régionale en matière d'égalité des sexes en brisant les plafonds de verre dans la gouvernance agricole et en s'attaquant aux obstacles systémiques tels que l'accès discriminatoire à la terre et l'accès limité des femmes au crédit. Ces progrès ont été rendus possibles grâce à une combinaison de plaidoyer politique, d'inclusion économique et de développement ciblé des compétences.
Il convient de noter que l'EAFF est la première organisation paysanne de la région à avoir élu une jeune femme à son poste de direction : l'actuelle présidente de l'EAFF, Elizabeth Nsmidala, est également un membre très actif du groupe de co-création de la FFORA.
L’élaboration d’une stratégie d’inclusion de genre qui a formellement intégré des organisations dirigées par des femmes, telles que l’Association des agricultrices du Kenya (WoFAK) et la Ligue des organisations de femmes agricultrices du Congo (LOFEPACO) au sein de l’EAFF a été au cœur de ce changement systémique. Cette approche a permis aux organisations paysannes nationales dirigées par des femmes de façonner directement les programmes de la fédération axés sur les femmes.
Cette base collaborative a permis à l’EAFF de défendre l’agriculture familiale et l’accès équitable à la terre, tout en organisant des ateliers de leadership qui accompagnent les femmes dans leur transition de l’agriculture de subsistance vers la création d’entreprises agroalimentaires.
De plus, en tirant parti d’outils numériques tels que la plateforme e-Granary, l'EAFF a mis en relation plus de 25 000 femmes avec des marchés structurés et des formations techniques, ce qui a permis d'accroître la productivité agricole et d'améliorer la sécurité alimentaire des ménages dans toute la région.